— Tu serais plus jolie si tu perdais du poids —

Cette phrase maudite que vous entendez peut-être régulièrement . C’est souvent votre entourage qui vous le dit, parfois de parfaits inconnus. C’est aussi souvent notre conjoint qui ne veut pas vous blesser mais qui nourrit intérieurement l’espoir que vous adoptiez des courbes plus désirables à son regard.

Mais pour la grande majorité du temps, c’est VOUS qui vous le dîtes, à vous-même. C’est une pensée que presque toutes les femmes qui prennent du poids facilement partagent. C’est comme une pensée primitive, comme un réflexe qui vous fait finalement dire “je serais quand même mieux avec quelques kilos de moins”. Et puis pendant que l’on pense ça on se visualise avec les formes que l’on voit dans les magazines, limite avec la mer et le bateau de croisière en arrière-plan. Forcément, ça continue de nous faire rêver, c’est obsédant, comme un mirage. Au jour d’aujourd’hui je ne sais pas s’il est possible de se débarrasser définitivement de cette pensée.

Faire un travail sur l’acceptation de son corps est essentiel et c’est une étape que je suis heureuse d’avoir franchie il y a maintenant presque deux ans. Mais ce weekend, à l’occasion d’un repas en famille, j’ai pris en pleine face des critiques que je n’avais pas entendu depuis des années : “Alors, quand est-ce que tu maigris ?”, “T’es sûre que tu devrais manger là !?”. Je n’ai pas pris de poids depuis plus d’un an mais c’est comme si mon entourage s’inquiétait de ne pas me voir essayer de perdre davantage de poids.

L’acceptation du corps a beau faire partie de mon métier, je n’en reste pas moins humaine et j’ai été blessée par ces remarques. En fait, je me suis rendue compte qu’on a beau faire un réel travail sur soi pour s’accepter, notre mental sera toujours mis à l’épreuve par les autres.

Nous vivons en société et les relations sont une chose essentielle à l’épanouissement d’une personne. C’est très dur de faire abstraction des commentaires des gens que l’on aime. Par volonté de recevoir leur amour, on finit par se convaincre qu’ils ont raison et qu’il nous faut nous conformer à leurs attentes. Même si ça nous embête parfois de rentrer dans le moule de la société, on est souvent prêt à le faire si c’est pour l’amour de nos proches. Alors ce discours discriminant devient le nôtre, on voit à travers leur regard (lui-même souvent biaisé par celui des diktats) et cela est dramatique pour l’estime et la confiance en soi.

L’acceptation du corps est un équilibre très instable. Le malaise que l’on peut avoir face à son poids demeure une blessure à vif et il suffit parfois de peu pour réouvrir la plaie. Alors comment résister ? Comment sortir de ce tourment et de cette culpabilité nouvellement ressurgie ? J’y ai réfléchi le weekend entier pour tout vous dire.

J’en suis venue à la conclusion que la chose la plus importante c’est de se respecter. Que l’on veuille entreprendre une perte de poids ou non, il faut respecter son corps, sa santé et son intégrité. On ne doit pas juste s’imposer un poids et l’atteindre coûte que coûte. Non, car notre corps a ses limites et notre mental aussi. Pour avancer sans se tromper, il y des étapes à franchir à son rythme. Il faut retrouver du bon sens et apprendre à se connaître, comprendre notre fonctionnement pour mieux le gérer. Ne surtout pas foncer tête baissée, car notre poids nous rattrapera. 

Je vous décrirai en détails, dans le prochain article, quelle est la meilleure manière de perdre du poids tout en se respectant et en allant à son rythme.

A très vite !

Elsa

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