Un jour, en me promenant sur un forum de discussion traitant de l’alimentation, je suis tombée sur une internaute qui posait la question suivante : Peut-on se faire plaisir et perdre du poids ? Les personnes ayant répondu à ce sujet étaient unanimes : non. “Si on veut perdre du poids il faut manger correctement et oublier les plaisirs, sinon c’est impossible.” Je suis restée dubitative et un peu choquée par autant de négativité et de désinformation. J’imaginais le visage de la personne se décomposer derrière son écran d’ordinateur en voyant autant de réponses négatives. Quelle déception cela devait être pour elle. J’ai fini par prendre mon clavier et lui écrire un petit mot. Ma réponse complètement marginale s’apparentait plutôt à : “Oui on peut se faire plaisir quand on veut perdre du poids, c’est même presque obligatoire !”. Et je vais aujourd’hui vous expliquer pourquoi…

Le premier gros risque que l’on court si on ne se fait pas plaisir c’est de craquer. C’est un phénomène qui est aujourd’hui de plus en plus connu et relayé. Exercer un contrôle strict sur son alimentation entraîne à terme une perte de contrôle totale. La frustration engendrée par la restriction alimentaire est souvent très mal vécue, le mental ne sait que difficilement faire face à la frustration. Parvenu à un stade, la volonté ne suffit plus à prendre le dessus sur les envies. Vous perdez le contrôle et mangez tout ce qui vous passe sous la main dont vous vous êtes privé pendant des semaines. Vous reprenez les kilos perdus et souvent davantage.

L’autre intérêt majeur à se faire plaisir est que cela vous aide à ressentir la satiété pendant les repas. En effet, le plaisir est proportionnel à la faim, il est donc un excellent indicateur de satiété. Avez-vous remarqué que les premières bouchées d’un plat ou d’un aliment étaient toujours les meilleures ? Le cerveau s’est formé de telle manière que vous soyez incité à manger lorsque votre corps a besoin d’énergie. Manger est donc source de plaisir, sinon on ne prendrait peut-être pas la peine de s’en soucier qui sait ? La nature est toujours très bien faite et notre cerveau est un organe très intelligent. Notre plaisir est donc décuplé lorsque nous avons faim. Cela présente deux intérêts : premièrement, il est plus intéressant de manger quand on a faim que simplement par gourmandise alors qu’on a déjà la panse bien remplie. Deuxièmement, il n’y aucun intérêt à continuer de manger quand on n’a plus faim, cela nous aide donc à nous arrêter. En résumé, rechercher le plaisir gustatif vous permet d’engager un repas que quand c’est nécessaire et de l’arrêter au bon moment. Vous concentrer sur votre plaisir gustatif vous permettra donc de gérer plus facilement votre poids car vous ne mangerez que les quantités nécessaires à votre organisme. La disparition du plaisir gustatif indique que les besoins sont satisfaits.

Pour cela vous devez choisir des aliments qui vous font plaisir (mais qui respectent les règles expliquées dans mon dernier article : J’ai tout le temps envie de manger). Un repas qui ne vous procure aucun plaisir gustatif servira mal d’indicateur de satiété.  Vous percevrez difficilement la différence entre le début et la fin du repas (en terme de plaisir gustatif). Difficile donc d’évaluer si vous aviez faim ou non au début et si vous avez toujours faim pendant et au terme du repas. Cela n’aide donc pas du tout votre perte de poids.

Dernier point, il est important de prendre conscience que nous ne mangeons pas qu’avec notre ventre mais également avec notre cerveau. Comme je vous l’expliquais, le mental ne supporte pas la frustration. La frustration correspond à un manque de sécrétion de dopamine (hormone du plaisir). La dopamine est produite lors du contact des aliments avec la langue. L’insalivation permet aux papilles gustatives de déclencher un signal qui stimulera l’excrétion de la dopamine. C’est pourquoi il est important de bien mâcher nos aliments et de bien les mettre en contact avec la langue et tout l’intérieur de notre bouche. Il n’y pas de secret, il faut prendre son temps pour manger et bien mâcher. Retenez que nous avons tous besoin d’être satisfait, de prendre du plaisir pendant les repas. Sinon il y a peu de production de dopamine, ce qui amène à la frustration et aux craquages.

Cas concret : Une de mes clientes connaissait parfaitement les règles d’une alimentation saine. Elle avait consulté déjà plusieurs diététiciennes et suivi plusieurs programmes alimentaires à la lettre. C’était une personne très assidue et volontaire. Pourtant elle ne parvenait pas à perdre du poids. En lui demandant à quoi ressemblaient ses journées d’un point de vue alimentaire elle me confia ne manger que du poisson blanc ou viandes blanches, des légumes vapeurs et du fromage blanc 0% lorsqu’elle avait faim (comme lui avaient conseillé les diététiciennes). Problème : elle avait envie de manger quasiment toutes les heures et se gavait de fromage blanc. Pourquoi avait-elle besoin de manger autant me direz-vous ? Réfléchissez, auriez-vous envie de vous nourrir que de poisson blanc et de légumes vapeur ? C’est quand même pas très bandant. Elle ne prenait aucun plaisir à manger, elle n’était jamais satisfaite. Elle recherchait donc constamment cette satisfaction dans la nourriture mais elle était tellement bonne élève qu’elle ne consommait que des aliments autorisés ultra-fades. Le résultat était donc sans appel. Ce jour là, j’ai pu donner le conseil le plus agréable possible à entendre : FAITES VOUS PLAISIR !

J’espère que cet article vous a plu et qu’il vous a réconcilié avec l’idée de se faire plaisir avec la nourriture !  

A très bientôt ! 

 

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