”Je sais exactement ce que je dois faire pour perdre du poids. Je fais attention à ce que je mange, j’écoute mon corps, j’essaie de manger juste à ma faim. Je fais les choses bien mais mon problème : c’est que j’ai tout le temps envie de manger.

Vous vous reconnaissez dans cette situation ? Ne vous inquiétez pas : c’est normal (ou presque) !

Comme je vous en ai parlé dans mon précédent article (que vous pouvez retrouver ici), la première chose à faire lorsqu’on veut perdre du poids ou rétablir une relation saine à notre nourriture, est d’écouter notre corps. Notamment, les signaux de faim et de satiété transmis par nos hormones. Si nous écoutons notre faim et notre satiété, nous ne mangeons que les quantités nécessaires pour répondre au besoin de notre organisme. Nous ne prenons pas de poids puisque tout ce que nous apportons à notre corps est consommé. Notre corps va d’ailleurs s’équilibrer naturellement pour retrouver son poids de forme. Jusque là tout va bien.

Le problème c’est que même en appliquant à la lettre ces conseils, en écoutant sa faim, on peut toujours prendre du poids. En effet, notre environnement est plein de perturbateurs qui nous trompent et nous empêchent d’apporter juste ce qu’il faut à notre organisme. Voici une liste non-exhaustive de ces perturbateurs :

1 ) Repas à index glycémique trop élevé

 L’index glycémique (IG) correspond à la capacité d’un aliment à faire grimper votre taux de sucre dans le sang. Lorsque vous consommez des aliments possédant un IG trop élevé, votre glycémie augmente très rapidement. Pour pallier à cette hausse, le pancréas va produire une grande quantité d’insuline. Votre taux de sucre sanguin va donc redescendre très rapidement. Le problème c’est qu’il risque de descendre en dessous de la concentration normale du sang en glucose. Or lorsque vous manquez de sucre dans le sang, votre organisme déclenche un signal de faim. Et c’est comme cela que l’on est amené à manger beaucoup plus souvent (et donc plus) que prévu alors que vous avez déjà apporté assez de calories à votre corps. Ces calories ont juste été stockées trop tôt par l’action de l’insuline. Et malheureusement si vous mangez en trop grande quantité à cause de ce phénomène, ces calories resteront stockées sous forme de graisse. En résumé :   IG élevé = pic d’hyperglycémie –> production d’insuline +++  –> pic d’hypoglycémie = FAIM

Mon conseil : privilégiez les aliments bruts, non transformés et complets. Evitez les aliments riches en sucre blanc et en farine blanche (comme le pain blanc, les pâtes blanches, les gâteaux, les sodas, les bonbons, etc.).

2) Manque de fibres et/ou de lipides

Ce point est directement en lien avec le premier. Au delà de la consommation d’aliments raffinés, l’index glycémique peut être largement impacté par la quantité de fibres et de lipides présents dans votre alimentation. Les lipides souvent critiqués pour leur haute valeur calorique sont en fait vos alliés coupe-faim, tout comme les fibres. La consommation de ces nutriments diminue en effet l’index glycémique de votre repas en ralentissant le passage des nutriments dans le sang. Vous êtes rassasié pour plus longtemps. Il est donc important d’en consommer, sinon vous risquez d’avoir faim très vite après vos repas.

Autre intérêt : la stimulation de la paroi intestinale par les fibres permet de produire une molécule appelée peptide YY. Ce peptide a un effet coupe-faim. Voilà pourquoi les fibres rassasient énormément.

Mon conseil : ajoutez une source de bons lipides à chaque repas (huile d’olive ou de lin, noix, amandes, noix de cajou, avocat, graines de chia ou de lin, jaune d’oeuf bio) et des fibres (légumes verts, fruits, son de blé ou d’avoine).

3) Manque de vitamines

Bien que les vitamines ne soient pas des éléments énergétiques (elles n’apportent pas de calories), leur déficit peut conduire à une surstimulation de l’appétit. Notre corps sait en effet réclamer de la nourriture quand il a besoin d’énergie mais il sait également en réclamer lorsqu’il manque de vitamine. Les vitamines se trouvant au même endroit que les calories – dans les aliments – votre organisme vous enverra un signal de faim. Le problème c’est qu’on sait très peu distinguer aujourd’hui de quoi notre organisme a besoin. On se dit en effet très rarement : “J’ai faim, mais là je sens que c’est parce que j’ai envie de vitamine B6 !”. Du coup on répond très rarement aux besoins spécifiques liés aux manques en vitamines de notre organisme. On va donc choisir les mauvais aliments (juste pour répondre à notre faim) mais le besoin ne sera pas comblé et le message risque de réapparaître régulièrement, vous faisant toujours manger davantage. 

Mon conseil : suplémentez-vous avec un bon complément minéralo-vitaminique pour éviter tout déficit (notamment si votre alimentation n’est pas variée), et limitez votre consommation de gluten qui a tendance à limiter l’absorption des vitamines. PS : n’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez quelques bonnes références de compléments alimentaires.

4) Flore intestinale déréglée

Encore un facteur alimentaire qui n’est pas des moindres, l’état de votre flore intestinale ! On sait aujourd’hui que la flore intestinale est responsable dans bien des mécanismes de la prise alimentaire mais aussi de la santé en général. En effet, les bactéries qui peuplent votre intestin sont capables de digérer différentes sortes de nutriments et produisent à leur tour des molécules aux rôles parfois complexes. Certaines de ces molécules ont été repérées comme favorisant l’appétit et d’autres comme l’inhibant. C’est la santé de notre flore qui détermine lesquelles de ces molécules seront produites. Il est donc extrêmement important de protéger notre microbiote afin de ne pas subir les conséquences de son activité sur notre poids.

Mon conseil : Mangez varié et ayez un régime alimentaire riche en fibres. Si votre flore est déréglée, suplémentez-vous en probiotiques. PS : Ici encore, si vous avez besoin de références, contactez-moi.

5) Consommation excessive de stimulants (café, boissons énergisantes)

Si vous êtes un grand consommateur de café, je vous conseille d’étudier attentivement ce point. Le café et les boissons énergisantes viennent stimuler les glandes surrénales. Les glandes surrénales produisent alors du cortisol, hormone produite également par le stress (voir le point suivant). Une consommation excessive de café peut également amener à un épuisement des glandes surrénales et à une fatigue chronique.

6) Le stress

Il est bien connu que le stress fait grossir, mais beaucoup ignorent pourquoi et n’y prêtent donc pas toujours attention. Comme je vous le disais dans mon article “Comment gérer son poids sans frustration et sans comptage de calories”, la production de cortisol stimule la faim. Or le cortisol est produit quand le corps subit un stress. Quand on est stressé, on a donc beaucoup plus envie de manger. En plus, le cortisol est une hormone qui va favoriser le stockage au niveau du ventre et des poignées d’amour, pas forcément ce que l’on souhaite. 

Mon conseil : Evitez tout surmenage, prenez le temps de vous détendre, de faire une bonne balade en forêt, de prendre un bain chaud, de méditer, de bouquiner. Les coloriages anti-stress sont également efficaces s’ils sont pratiqués tous les jours. Eloignez-vous autant que vous le pouvez des journaux télévisés et autres sources de mauvaises nouvelles (ça vaut aussi pour les gens négatifs autour de vous).

7) La fatigue

La fatigue touche aujourd’hui une grande partie de la population provoquant des déséquilibres du comportement alimentaire. La fatigue est aujourd’hui reconnue comme étant un facteur de surpoids et d’obésité. En effet, si vous êtes fatigué c’est que vous manquez d’énergie. Or nous sommes bien trop nombreux à ne pas chercher cette énergie dans le sommeil, mais plutôt dans la nourriture qui fait office de substitut. Vous vous en doutez bien, cela peut avoir de lourdes répercussions sur votre poids, surtout si vous consommez en plus des stimulants pour tenir le rythme.

Mon conseil : Du repos ! Et quand cela ne suffit pas, quelques plantes médicinales pour vous aider à retrouver de l’énergie. PS : contactez-moi pour avoir quelques conseils à ce sujet.

8) La psychologie, les émotions et l’inconscient

Ce point me tient particulièrement à coeur puisque j’en ai fait la spécificité de mon métier. L’influence de la psychologie, des émotions et de l’inconscient sur l’alimentation forment la pratique que j’ai nommée “psychologie alimentaire”. C’est un aspect qui est très rarement étudié, et pourtant il est si important ! Votre comportement alimentaire est en effet largement influencé par votre inconscient, vos souvenirs, vos expériences et vos blessures émotionnelles. On parle de manger pour combler un vide intérieur, un besoin d’attention. On mange parce qu’on est triste, en colère, parce qu’on vit mal le deuil d’un proche. On mange parce que l’on s’ennuie, parce qu’on ne peut pas s’en empêcher, par compulsion, en soirée avec des amis ou tout seul devant la télévision le soir. On ne comprend pas ces phénomènes et notre poids en est pourtant largement victime. On se force à essayer de faire 3 repas par jour, mais on ne parvient pas à aller au delà de ces pulsions alimentaires. Est-ce une fatalité ? Absolument pas. Il suffit de travailler sur sa psychologie alimentaire, mais cela prend du temps et ce n’est pas toujours facile tant ces comportements sont inconscients et ancrés en nous depuis des années, on dit même qu’ils font partie de notre personnalité. 

Si vous vous reconnaissez dans cette description et souhaitez travailler sur votre psychologie alimentaire, contactez-moi en suivant ce lien : coaching.

 

J’espère que cet article vous a plu !  A très bientôt !

Elsa

Pin It on Pinterest